Implantation et dialogue immunitaire

La Fenêtre d'implantation :

 

" L'implantation de l'embryon est - elle la  dernière frontière  de la procréation médicalement assistée ? ".

Venant de Robert Edwards, pionnier il y a 30 ans du premier bébé-éprouvette, la question interpelle (Edwards, 2006). C'est un fait, le taux moyen d' implantation des embryons conçus par  FIV/ICSI reste faible, 20% environ.

 

Une compréhension de la récéptivité utérine et plus largement du dialogue   précoce de l'embryon avec l'endomètre est donc essentielle. L'endomètre est un tissu spécifique qui ne peut accueillir l'embryon que quelques jours, à chaque cycle. Cette période est communément appelée : fenêtre d'implantation (Psychoyos, 1973).

 

 

Chez la femme, cette fenêtre s'étale entre 5 et 9 jours après l'ovulation.

Au cours de cette période, l'endomètre offre une réceptivité maximale à l'implantation. L'observation au microscope permet de dater précisement les transformations cellulaires de l'endomètre (datation histologique). Au même moment, certaines cellules immunitaires quittent l'endomètre alors que d'autres arrivent (cellules utérines Natural Killer ou uNK, cellules T régulatrices...).

Ces cellules uNK ne sont pas spontanément "tueuses" mais elles sont capables de défendre l'embryon si nécessaire.

Ce nouveau milieu immunitaire joue un rôle essentiel dans l'implantation.

Les cellules uNK deviennent alors le chef d'orchestre de la construction du placenta.

 

L'implantation :

 

L'implantation embryonnaire se définit par 3 grandes étapes :

  • L'apposition
  • L'adhésion de l'embryon sur la paroi maternelle
  • L'invasion profonde des cellules du placenta

 

Dans le cadre de l'échec d'implantation ou dans un certain cas de fausses couches inexpliquées, une déregulation de ces cellules peuvent entraîner l'échec par des mécanismes différents.

 

 

S'il existe une absence de mobilisation et/ou une immaturité de ces cellules, la réaction minimale souhaitable pour une implantation n'aura pas lieu. En effet, spontanément, l'utérus est anti-adhésif. Il faut une réaction immunitaire minimale pour permettre cette adhésion.

 

Les stratégies proposées pendant la FIV auront pour objet d'augmenter la réactivité locale.

 

 

A l'inverse, si les cellules sont trop actives, elles vont, d'une part provoquer l'autodestruction de l'endomètre et d'autre part, rejeter l'embryon alors reconnu comme étranger.

 

La stratégie aura donc pour but de contrôler ce milieu trop agressif.

 

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